Facebook? Sans moi, les gars!
Il y a quelque temps, je croise un cousin que je vois rarement. J'en profite pour lui demander s'il a reçu mon mail, dans lequel je lui envoyais quelques photos de vacances.
Le voilà qui m'explique que son pc a planté et que non, il n'a pas lu le mail en question.
C'est à ce moment précis qu'il me pose la question (qui court sur de plus en plus de lèvres): C'est quoi ton pseudo Facebook? J'irai dessus voir tes photos.
Silence interloqué de ma part, suivi par un marmonnement se traduisant à peu près par: J'ai pas Facebook.
Il n'en fallait pas plus pour que mon gentil cousin me fasse la promo de son dernier passe-temps: Facebook, vous l'aurez compris.
Bon, je ne suis pas complètement ignare. J'ai évidemment entendu parler de Facebook (qui n'en a pas entendu parler?).
Bon, je ne suis pas complètement ignare. J'ai évidemment entendu parler de Facebook (qui n'en a pas entendu parler?).
Je ne me suis pas intéressée au sujet, pour la simple raison que cela concernait un réseau où on retrouve ses amis, et moi, des amis, je n'en ai pas (si, si, je vous jure!).
Donc, je dis courageusement à mon cousin: Tu sais, je trouve déjà casse-pied d'être sociable dans la vraie vie, alors être sociable virtuellement... bof, quoi...
Nouveau silence interloqué, mais chez lui cette fois. Il me regarde, les yeux ronds, et , pendant un instant, je me demande s'il a compris ce que je lui ai dit.
Mais après un petit moment d'hésitation (en fait, je pense qu'il a "buggé" pendant quelques secondes), il reprend son discours: Facebook, c'est bien, c'est génial, je suis inscrit depuis même pas une semaine et j'ai déjà plus de 30 amis (non, non, pas 30 millions d'amis..., juste 30), et j'en ai même retrouvé pas mal que j'avais avant, à l'école, etc, etc, et blablabla...
Je lui répond: ouais, ouais, c'est bien tout ça, et on se dit au revoir.
En rentrant chez moi, j'ai repensé à ce qu'il m'avait raconté, à l'excitation qu'il éprouvait à parler de ce réseau social dans lequel il venait de plonger.
J'ai compris qu'il s'était découvert une nouvelle passion: la collection d'amis.
Pour un être sociable comme mon cousin, j'imagine que Facebook, c'est comme une bourse philatélique pour un collectionneur de timbres: une véritable mine d'or.
J'en ai croisé d'autres depuis, de ces collectionneurs trop heureux de vous clamer dans les oreilles: j'ai 165 amis sur mon Facebook, et toi?
Et moi? Ben moi, j'en ai toujours pas, ni de Facebook, ni d'amis, et ça me convient très bien comme ça.
Parce que je ne peux pas me faire à l'idée que des inconnus puissent devenir des amis à travers mon écran.
Et parce que je ne vois absolument aucun intérêt à retrouver d'anciens camarades d'école ou d'ailleurs (car, si je ne les vois plus, c'est justement parce que je n'ai pas envie de les voir...).
Personnellement, je préfère collectionner des bouquins, comme amis, ils sont plus faciles à vivre, et jamais rancuniers quand je les laisse traîner sur la bibliothèque...
AS.Cath

Super cet article Catherine, plein d'humour (et de vérité je te l'accorde) comme j'aime....mais dis tu veux que je mette le lien sur mon facebook pour te faire de la pub XD? je plaisante, bonne continuation, je pense que je vais vite devenir "fan" de ton blog ;)
RépondreSupprimerbisous, Claudia.
Oui tres belle article et moi je te fait de la pub sur fac ;-)
RépondreSupprimerMarie-no
hello! Cath, personnellement, je ne vois pas l'interêt de savoir (sur F.book) qui cause à qui. Et les vieux amis, si ils veulent me retrouver, il faudra qu'ils courent vite.
RépondreSupprimerA bientôt ma petite Catherine. Bizz
M.