Etat de crise
Ayant appris que certains de mes lecteurs, originaires d'ailleurs que de Belgique, souhaitaient des éclaircissement sur la "crise" belge, je me résous, malgré le côté peu folichon de la chose, à tenter de leur apporter une ébauche de réponse…
Bonsoir à tous, amis lecteurs!
Après quelques semaines de silence radio, me voici de nouveau, la plume (virtuelle) à la main, prête à vous distraire, vous amuser, vous faire voir le monde à travers mes propres petites lunettes…
Enfin, vous distraire, c'est vite dit. Parce que le sujet du jour n'est pas le plus drôle qui soit.
Pas aussi compliqué que la fission de l'atome, mais bon…
Nous disions donc, la "Crise" belge.
Crise avec un grand C, bien sûr.
Même si le pays est petit, rien ne nous empêche de voir les choses en grand.
Cela donne beaucoup de blabla aux journalistes, qui du coup, ne sont plus jamais en manque de sujet.
S'il ne se passe rien de spécial dans le monde, il y a toujours un truc à dire sur la crise, cela évite le stress de la page blanche…
Vous remarquerez peut-être qu'en deux paragraphes, je ne vous ai toujours rien dit d'intéressant. Cela dit, cela vous donne un exemple de ce que l'on lit dans les journaux en Belgique depuis presque six mois.
Je vous l'accorde, c'est navrant…
Enfin, allons-y, plongeons dans le vif du sujet (pffiou, que c'est dur!!).
La Belgique, pays né en 1830, dans des circonstances que j'ai déjà évoquées, ressemble quelque peu à un mariage de raison, où Monsieur et Madame veulent la même chose, mais jamais en même temps, et où l'argent est toujours un sujet sensible.
Le pays étant un état fédéral, chaque région peut décider de certaines choses pour sa communauté, sans en référer aux autres régions.
Par la même occasion, lorsqu'on vote, chaque communauté choisit parmi des bonhommes, pardon, des hommes politiques de sa propre région linguistique.
Un wallon ne peut pas voter pour un flamand et vice/versa.
Bruxelles est un cas à part: ville à l'origine flamande, elle est devenue francophone par le nombre d'habitants. Cependant, elle est géographiquement "cernée" par des patelins néerlandophones, où pas mal de wallons se sont installés, et où ils bénéficient de "facilités", notamment le droit de recevoir leur paperasse en français et celui de voter pour des politiques francophones.
Etat de fait qui contrarie les flamands, craignants de voir une partie de leur territoire leur échapper.
La Flandres, actuellement à l'aise économiquement parlant, souhaite plus d'autonomie pour les régions.
Ce qui veut dire, en gros, qu'elle veut garder plus de son argent pour elle et en injecter moins dans l'état fédéral, et donc dans la Wallonie, qui est aujourd'hui, plutôt dans le rouge.
Les wallons, de leur côté ne veulent évidemment pas renoncer à ces euros venus du nord, et poussent des hauts cris en jetant la pierre à un mouvement séparatiste flamand, quasiment accusé de cracher sur la mère patrie.
Ce que les wallons oublient, c'est qu'ils ont eu, après la deuxième guerre mondiale, leur propre mouvement séparatiste, à l'époque où leur économie était florissante, et où se posait la question du retour du roi, dont la reddition rapide face aux allemands avait choqué l'opinion.
Comme on dit, plus ça change, plus c'est pareil…
En conclusion, je dirai que, en Belgique, personne n'a envie de se traîner un boulet au moment d'un décollage.
Mais que, au bout d'un moment, le boulet lui-même peut se sentir pousser des ailes.
Bref, peut-être qu'une cure de Red Bull serait indiquée pour tout le pays?
AS.Cath

Il est vrai que Red Bull donne des ailes, deux l comme dans le mot Bruxelles...Bruxelles la belle également avec deux l, tu ne fais pas dans la dentelle,chacun veut sa part du gateau et quelle pagaille!
RépondreSupprimerQuel serait la solution?
je dirais :
Une commune à facilités, c’est une commune située en région flamande mais peuplée d’une majorité de francophones – 80% contre 20% parfois – et le jeu flamand consiste à obliger les 80% à parler la langue des 20 %. Voilà une escroquerie qu’elle est belle et bonne.
Aucun conseil à donner sinon :
Je n’ai pas à donner de leçons étant française et voyant les dirigeants de misère que nous nous sommes donnés.
Toutefois, amis francophones de Belgique, écoutez un peu le conseil d’un wallon de France qui vous aime !
Prenez vos cliques et vos claques et tirez vous !!
Alleye, hauts les cœurs et à la bonne vôtre !